Carnet de voyage
Une semaine sur la côte est de Fuerteventura, entre lave, sable et océan
À l’approche de Fuerteventura, le regard se perd sur une île minérale, brute, presque austère vue d’en haut. Les reliefs dessinent de longues lignes sombres, sans végétation apparente. Mais c’est une fois la porte de l’avion franchie que le contraste devient réellement frappant. La chaleur douce, la lumière intense et surtout le paysage qui s’offre aux yeux donnent l’impression de débarquer sur une autre planète. Le sol semble avoir été façonné par le feu. Des montagnes noires, parfois rouge sombre, parfois tirant vers l’orange ou le bordeaux, se succèdent sans interruption. Rien ne pousse ou presque. Le décor est sec, minéral, désertique, avec cette sensation étrange d’évoluer sur un paysage lunaire. Pourtant, malgré cette aridité, la beauté est immédiate et puissante.